lundi 10 janvier 2011

Simon de Cyrène aidant le Christ à porter sa croix : restauration du support en cours

Protection de surface au papier "Bolloré" et à la colle de rentoilage diluée

Nettoyage du revers à la méthylcellulose en damier.

Œuvre après rentoilage et début de masticage.

Simon de Cyrène aidant le Christ à porter sa croix : Tests de nettoyage et nettoyage en cours

Test de nettoyage au TAC à 4%

Test de nettoyage au TAC à 4%

Nettoyage en cours au TAC à 4%

Avant de prendre toute décision en ce qui concerne l'agent nettoyant à utiliser sur cette oeuvre, différents tests ont été effectués.
Tout d'abord un simple nettoyage à l'eau déminéralisé, puis un ajout progressif de TAC, de Contrad 2000, de triton X, et d'amoniaque fut testé.
L'eau déminéralisé pure, et le triton X n'eurent aucun effet. Le contrad 2000 ne fonctionna qu'à hauteur de 10% et l'ammoniaque à 8%.
Le TAC à 4% étant concluant, et ayant un pourcentage plus faible dans l'eau que les autres agents nettoyants, nous avons opté pour ce mélange.

Simon de Cyrène aidant le Christ à porter sa croix : altérations du support et de la couche picturale

Vue de déchirures, et de lacunes de couche picturale.

Vue d'écailles, couche picturale à tendance pulvérulente

Exemple d'un réseau d'écailles en tuile présent dans le ciel.

Vue d'une importante lacune de couche picturale

Simon de Cyrène aidant le Christ à porter sa croix

Cette oeuvre semble être une oeuvre du XVIIème siècle de même que son cadre.
De nombreuses altérations étaient présentes :
. de grandes déchirures et trous,
. un fort encrassement sans vernis de protection,
. un réseau important de craquelures et d'écailles en tuile,
. une couche picturale pulvérulente par endroit,

. une toile très oxydée et fatiguée,
. des repeints en grande quantité.
En ce qui concerne le cadre, de nombreuses cassures sont présentes. On note également d'importantes usures dans les moulures florales.



La restauration du tableau prévoit, un changement du châssis qui ne joue plus son rôle ; un nettoyage superficiel au TAC à 4% ; une consolidation des déchirures ainsi que des poses d'incrustations de toile dans les lacunes, sous cartonnage ;une imprégnation par le revers ;  un rentoilage à la cire-résine ; un masticage traditionnel dans les lacunes de couche picturale ; une retouche semi-illusionniste de type musée ; un vernissage final synthétique en vue de son retour dans un lieu à tendance humide et froid.